Le temps des complots

Quel affront que d’être trahi par ses alliés… Ce scélérat d’Henri – mon parrain !, lui qui m'avait ceint de l'épée de chevalier ! – il a fait cause contre moi ! La montée en puissance de mon duché, suite à mon mariage avec Mathilde de Flandre, l’inquiétait et il craignait de devoir partager son pouvoir. Il a pris parti pour mon oncle Guillaume de Talou, qui s’est allié à mon pire ennemi, le comte d’Anjou Geoffroi Martel et aux barons rebelles pour m’envahir ! Ces gueux avaient en tête de m’attaquer sur deux fronts normands au Nord et au Sud et de se réunir à Rouen en une seule et même puissance pour mieux me battre. J’ai relevé le défi et j'ai marché contre le roi. En même temps j'ai lancé mon fidèle Gauthier contre les soudards commandés par le prince Eudes. Il les a débusqués à Mortemer, ivres et gavés de pillages, et les a taillés en pièces. J'ai fait porter la honteuse nouvelle à Henri, qui dès lors s'est retiré piteusement sans livrer bataille ! Jamais plus je ne les laisserai me piétiner ! Foi de Guillaume !“