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Ma bataille de Varaville

Je n'aurai décidément de repos que lorsque mes ennemis seront tous passés de vie à trépas...
Henri Ier, toujours tourmenté par mon pouvoir, a décrété qu'il fallait envahir ma terre de Normandie. Geoffroy Martel et lui ont réuni leurs forces à Angers afin de me faire vaciller. Je dois avouer que c'était bien pensé. Leurs milliers d'hommes en route vers Caen paraissaient impressionnants face à mes centaines de chevaliers mais ma volonté fut inébranlable et ma tactique imparable. Pour regagner Caen, ces intrigants devaient franchir les marais de la Dives, inondés en cette saison. Alors tandis qu'ils firent chemin vers la seule route possible entre Varaville et Périers, j'étais déjà embusqué dans les bois de Bavent avec mes hommes, soutenus par les paysans du voisinage. Le 22 mars avant l'aube, alors qu'ils étaient bien engagés sur la fameuse route, nous leur avons barré la route de telle manière à ce que leur seule issue fut le pont de bois sur la Dives qui croula sous le poids de leur panique, entraînant dans les eaux hommes, chevaux et chariots. Que la France entière sache désormais que la Normandie est imprenable et que je massacrerai quiconque tentera de me causer tracas !